Le cybersquatting

gestion des noms de domaine et de la sécurité informatique

Le Cybersquatting est un prétendu fléau dont souffriraient les grandes marques présentes sur internet et auquel les médias prêtent une assez grande attention. Les statistiques officielles montrent un accroissement ininterrompu des cas recensés, ce qui fait les affaires de nombres de cabinets d’avocats qui se proclament experts de propriété intellectuelle sur internet et entretiennent la psychose autour d’un problème dont l’acuité est devenue très faible.
Dans les cinq dernières années, le cybersquatting est passée d’une activité peu risquée et rentable à une activité à haut risque et non rentable. Auparavant, les cybersquatteurs enregistraient des noms de marques, parfois avec des variantes typographiques (pratique dénommée typosquatting) et y plaçaient des pages dites de « parking », c’est-à-dire remplies de liens publicitaires. Aux plus « belles » heures du cybersquatting, il n’était pas rare qu’un nom de domaine faisant la contrefaçon d’une marque française de taille moyenne rapporte à son propriétaire plusieurs centaines d’euros par mois. Aujourd’hui, dans le meilleur des cas, le cybersquatteur parviendra à peine avec un tel nom de domaine à amortir le coût d’enregistrement du nom de domaine, soit une dizaine d’euros par an. Et après avoir pris en compte les risques de lourdes poursuites judiciaires, les cybersquatteurs professionnels tels que le célèbre bureau d’enregistrement luxembourgeois EuroDNS se désengagent massivement de cette activité. En pratique, une partie des noms de domaine abandonnés sont réenregistrés par des personnes mal informées espérant faire fortune avec de tels noms de domaine et par ailleurs, la sortie régulière de nouvelles extensions augmente les possibilités de nouveaux noms cybersquattés (ie. edf-energies-nouvelles.me, edf-energies-nouvelles.tel, edf-energies-nouvelles.co, etc.). Au total, cela donne l’illusion d’une croissance du cybersquatting. Mais plutôt que de s’intéresser aux nombres de noms de domaine concernés, il est préférable de s’attarder sur l’impact de tels noms de domaine, qui est devenu très limité.

l'achat de noms de domaine
La quasi-totalité du trafic des noms cybersquattés provient de la navigation directe, qui consiste à saisir directement l’url voulue dans sa barre d’adresse. Il est également théoriquement possible de générer du trafic en provenance des moteurs de recherche avec de tels noms de domaine, mais en pratique, ceux-ci sont retirés de l’index de Google après une simple soumission d’un spam report, même lorsque le cybersquatting est discutable (ex. PagesJaunes.com). Or, la navigation directe a quasi disparu, du fait des barres de recherche désormais incluses dans les navigateurs internet. Les internautes sont donc invités à se rendre sur un site donné en passant par un moteur de recherche, ou bien utiliseront leurs favoris, et ne saisissent donc plus directement une URL dans la barre d’adresse. A cela s’ajoute le fait que les revenus des pages parking se sont effondrées ces dernières années et que les sociétés de parking ont été contraintes par la justice de se détourner du cybersquatting. En conséquence, le cybersquatting perd toute raison d’être. Si, par malhonnêté intellectuelle ou méconnaissance de l’internet, les cabinets spécialisés continuent d’agiter le chiffon rouge, les mesures protectrices d’enregistrement des fautes d’orthographe ou fautes de frappe (appellées « typo ») et les poursuites contre les titulaires de noms de domaine cybersquattés n’en deviennent pas moi largement inutiles. La défense des marques ne devient plus uniquement une question d’expertise juridique, car en pratique, seuls une minorité de cas nécessitent de telles démarches.



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